Étoiles filantes : d’où viennent-elles et quand les observer ?
Une traînée de lumière qui traverse le ciel en une fraction de seconde… Les étoiles filantes fascinent depuis toujours. Mais ce ne sont pas des étoiles, et elles ne tombent pas du ciel comme on l’imagine. Voici ce qu’il faut savoir pour les comprendre et les observer.
Ce n’est pas une étoile
Une étoile filante est en réalité un météore : un minuscule fragment de roche ou de poussière venu de l’espace, souvent pas plus gros qu’un grain de sable. Il entre dans l’atmosphère terrestre à une vitesse énorme, de l’ordre de plusieurs dizaines de kilomètres par seconde. Le frottement avec l’air le chauffe et fait briller l’air autour de lui, à environ 80 à 100 km d’altitude : c’est cette lueur que nous voyons.
La plupart de ces poussières se désintègrent complètement. Les rares morceaux assez gros pour atteindre le sol s’appellent des météorites.
D’où viennent ces poussières ?
Les comètes, en s’approchant du Soleil, perdent de la glace et des poussières qui restent sur leur trajectoire. Chaque année, la Terre traverse certains de ces « nuages » de poussière aux mêmes dates : c’est ce qui provoque les pluies d’étoiles filantes. Toutes les étoiles filantes d’une même pluie semblent venir d’un même point du ciel, appelé radiant, qui donne son nom à l’essaim.
Les grands rendez-vous de l’année
- Les Quadrantides, début janvier : une pluie intense mais très courte.
- Les Lyrides, vers le 22 avril.
- Les Perséides, autour du 12 août : les plus célèbres, avec souvent plusieurs dizaines de météores par heure, et des nuits d’été agréables pour observer. Elles viennent des poussières de la comète Swift-Tuttle.
- Les Orionides, vers le 21 octobre, liées à la célèbre comète de Halley.
- Les Géminides, vers le 14 décembre : souvent la pluie la plus riche de l’année, mais il faut affronter le froid.
Nos conseils pour en voir un maximum
- Éloigne-toi des lumières de la ville. La pollution lumineuse est le pire ennemi des observateurs.
- Choisis une nuit sans Lune, ou attends qu’elle soit couchée : sa lumière efface les météores les plus faibles.
- Laisse tes yeux s’habituer au noir pendant au moins 20 minutes, sans regarder ton téléphone.
- Pas besoin de télescope ni de jumelles : allonge-toi et regarde une grande partie du ciel. Les météores apparaissent partout.
- Sois patient : la seconde moitié de la nuit, après minuit, est souvent plus riche.
Et les étoiles filantes artificielles ?
Il arrive aussi que des débris de satellites ou d’étages de fusées rentrent dans l’atmosphère. Ils se désintègrent plus lentement qu’un météore et peuvent produire de longues traînées fragmentées, visibles plusieurs secondes. Et si tu vois un point lumineux qui avance lentement et sans clignoter, c’est sans doute un satellite, voire la Station spatiale internationale !
Attrape les étoiles et les comètes avec ta soucoupe, évite les météorites.