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Défense planétaire : peut-on dévier un astéroïde ?

Publié le 27 octobre 2026 par Karito Games · 2 min de lecture

Il y a 66 millions d’années, un astéroïde d’une dizaine de kilomètres a frappé la Terre et contribué à la disparition des dinosaures. Pourrait-on aujourd’hui éviter une telle catastrophe ? Depuis quelques années, la réponse est : peut-être bien que oui.

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La Terre reçoit chaque jour des tonnes de poussières venues de l’espace, qui brûlent pour la plupart dans l’atmosphère sous forme d’étoiles filantes. Les objets plus gros sont beaucoup plus rares. En février 2013, un astéroïde d’environ 20 mètres a explosé au-dessus de la ville russe de Tcheliabinsk : l’onde de choc a brisé des milliers de vitres et fait de nombreux blessés légers, rappelant que le risque est réel.

Surveiller le ciel

La première étape de la défense planétaire est de repérer les objets dangereux. Des télescopes du monde entier scrutent le ciel chaque nuit pour découvrir les astéroïdes qui passent près de la Terre et calculer précisément leur trajectoire. La très grande majorité des astéroïdes de plus d’un kilomètre, capables de provoquer une catastrophe mondiale, ont déjà été repérés, et aucun ne menace la Terre dans le siècle à venir. Le travail se concentre maintenant sur les objets plus petits, plus difficiles à détecter.

DART : la première déviation d’un astéroïde

En septembre 2022, la sonde de la NASA DART s’est volontairement écrasée, à plus de 20 000 km/h, sur Dimorphos, une petite lune d’environ 150 mètres qui tourne autour de l’astéroïde Didymos. Aucun de ces deux astéroïdes ne menaçait la Terre : c’était un test grandeur nature.

Résultat : la durée de l’orbite de Dimorphos autour de Didymos a été raccourcie d’environ 32 minutes, bien plus que le minimum espéré. Pour la première fois, l’humanité avait modifié la trajectoire d’un objet céleste.

Hera : l’enquête européenne

Pour comprendre en détail l’effet du choc, l’Agence spatiale européenne a lancé en octobre 2024 la mission Hera, qui doit rejoindre le système Didymos–Dimorphos pour mesurer la masse de Dimorphos, la forme du cratère laissé par DART et la nouvelle orbite. Ces données permettront de savoir précisément quelle « poussée » il faudrait donner à un astéroïde menaçant.

La clé : s’y prendre tôt

Le principe de la déviation est simple : un tout petit changement de vitesse, appliqué des années à l’avance, se transforme en un énorme écart quelques années plus tard. C’est pourquoi la surveillance est si importante : plus un astéroïde dangereux est découvert tôt, plus il est facile de le dévier. D’autres méthodes sont étudiées, comme un « tracteur gravitationnel » : une sonde lourde qui volerait longtemps à côté de l’astéroïde pour l’attirer doucement grâce à sa propre gravité.

Faut-il s’inquiéter ?

Non. Les gros impacts sont extrêmement rares à l’échelle d’une vie humaine, et aucun astéroïde connu ne présente aujourd’hui de risque significatif pour la Terre. Mais grâce aux télescopes et à des missions comme DART et Hera, nous serions pour la première fois de l’histoire capables d’agir.

🛡️ Et si tu jouais ?

Touche les astéroïdes avant qu’ils ne frappent ta planète. Les gros se divisent !

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